lundi 21 décembre 2009

Sésamoïdoparty


Enfin ! Les métros sont bloqués (?!?), les avions ne décollent plus, il fait bon rester chez soi... Nous sommes officiellement en hiver !

L'hôpital fonctionne toujours, ouf. Je m'habitue à la chirurgie, la prochaine prothèse de genou, elle est pour moi (trop facile). Ceci dit, quand j'ouvre mon livre, à la maison, je n'ai pas l'impression qu'il parle de la même médecine. L'habituel fossé entre les livres et la réalité ? Des différences de pratiques espagnoles ? Peut-être que quelques années d'exercice transforment le praticien en artiste, qui compose avec une palette de connaissances acquises peu à peu, dans les bouquins, les articles, auprès de ses patients surtout... Ce que j'apprends aujourd'hui, bien systématisé et rigoureux, deviendra un jour plus instinctif. J'espère que cela signifie plus efficace.
On m'a conseillé "the House Of God" de Samuel Shem, sur les désillusions d'un jeune médecin (inexistant en français). Non, nous ne sommes pas des dieux, rien de plus que des humains, imparfaits, et si tu as la malchance de t'estropier, tu ne te retrouveras peut-être jamais comme avant. J'ai longtemps pensé que la médecine était capable de tout. Bref.

La tradition des peliculas de Navidad perdure au 3, GTA R-J. Hier, Bridget Jones's Diary; je lui ressemble de plus en plus, et je ne trouve pas ça triste ! (pop-corns et... vin chaud au menu !)

dimanche 20 décembre 2009

Libreria Fuentetaja


Très belle journée, l'anniversaire de Laure y serait pour quelque chose ?

J'ai découvert l'endroit le plus formidable de Madrid, exactement comme je l'aurais rêvé. Une façade de bois peinte en gris anthracite, qui se veut discrète mais se remarque pour son élégance. On s'attend à rentrer dans une librairie, et on se sent dans un musée. Des panneaux nous orientent : artes escenograficos, ciencias naturales, infantil..., puis à nous d'atterrir là où on trouve parfois autre chose que ce que l'on cherchait. Bref, peu d'informations pour un "temple de l"information" (une librairie ! Concentré de savoir !). Sobriété et contraste. Ça commence bien.
Après un hasard savoureux (recueil de photos étasuniennes), je commande un thé au lait à l'étage, où les livres de cuisine sont voisins des guides de voyage et où officie un serveur doux et souriant. Ma boisson s'avère ornée d'un délicat feuilleté. Et ma table surplombée d'un tableau d'un certain Gustav Klimt...
Note importante : pas de musique. Ce qui fait toute la différence. Ah oui, agréable surprise pour l'addition, ainsi, on est dans un café chic, et populaire.

Comme si je n'étais pas convaincue, il me reste à découvrir qu'on peut y assister à des concerts de musique classique, ou s'y rassasier à toute heure pour tout budget.
Et surtout que depuis 1959, cette libraire est le repère des livres prohibés sous Franco, des étudiants révolutionnaires et autres poètes d'inspiration bohémienne... (Chic, populaire, et vénérable).
Ce qui va être dur, c'est de ne pas y retourner tous les jours.