lundi 18 octobre 2010

Là... mais pas tant que ça !


Toujours fraîche le lendemain !

Dans la tête, pas du tout, mais qu'importe...

C'est un petit peu magique !


Ceci dit, cela implique qu'on attende de moi que je conduise, que je travaille, que je range, que je raconte qui a fini avec qui... « Ben oui, t'étais pas bourrée, tu te souviens, non ? » Non.

Parce que figurez vous, les loulous, que alcool ou pas alcool, je suis dans la lune, et oui. Et en soirée, d'autant plus.

Alors, ne comptez pas pour moi pour surveillez vos esclandres amoureuses, vos cabotinages, vos excès... C'est beaucoup plus marrant d'être tout autant folle que vous !


Et puis bon, c'est pas parce que j'ai toujours l'air fraîche que... je le suis :-).

lundi 11 octobre 2010

Phoebe KillDeer, à découvreer.


Voilà, c'est sorti. Qui plus est, c'est sorti pour et par ma mère. Un peu comme une naissance quoi.

Qui l'eut cru.

Toute la semaine, le sourire au lèvre, la pêche, des soirées, la danse, le stage, on se bat, on s'intéresse, « très sympa ton nouveau copain T. », ouais, un weekend de fou, c'est super, on va à A., quel magnifique appart', vous êtes trop choux... Tout le monde, tout le monde, a le sourire, a la pêche, tout va bien.

Ben non, là, moi non.

Pas la pêche, non.

A cause d'un certain C. ? Non, ce serait bien trop facile. Pas du tout.

A cause de moi, tout bêtement.


Parce que mademoiselle est trop bien pour s'abaisser au risque d'être ignorée par un mec « bien ». Ceci sous entendant un mec capable de la respecter, de l'estimer pour ce qu'elle est, voir même (non mais on rêve là !) de l'aimer pour ce qu'elle est. Et puis, tant qu'on y est, de la préférer à ses amies, qui sont, elles, bien plus jolies, bien plus intelligentes, bien plus vives d'esprit, plus intégrées, mieux dans leur peau...

Le pire, c'est que vu de l'extérieur, bah, j'ai l'air vraiment comme elles. Moi aussi je souris, moi aussi je suis pomponnée, moi aussi j'ai l'air de m'intéresser à tout, je parle à tout le monde, gna gna gna. L'illusion est parfaite, jusqu'à ce que je croise la route d'un joli garçon, qui me trouble, sans que je veuille le reconnaître, et me fait perdre tous mes moyens. Là, plus moyen d'être joviale, marrante et charmante. Je deviens pataude, bégayante. Je me persuade d'être laide et inintéressante. Tellement bien que je fais tout pour renvoyer cette image. Surtout quand à côté de moi, j'ai une copine mignonne et sympa. Même pas la peine de faire des efforts, ça se lit sur mon visage : « parle lui à elle, moi je vaux pas un kopek ».


Quand un mec malgré tout, continue de s'intéresser à moi, il doit avoir un souci quelque part. Ou il va finir par me prendre pour une conne. Quand il aura compris que je ne m'estimais pas et qu'il pouvait faire ce qu'il voulait avec moi, je n'aurais pas le courage de lui en vouloir.


Essayons de voir les choses autrement.

Je sais pertinemment que je ne suis pas laide. Bon, je ne suis pas un mannequin, je n'ai pas une peau et un corps parfait, mais enfin, j'ai ce qu'il faut pour séduire. Quand je le décide du moins.

Ensuite. Je ne suis pas aussi bête que je le prétends, je ne suis pas frétillant et vive comme T. ou J.. Je fais peut-être une fixette sur elle parce que j'y vois un symbole d'intelligence ? Ou plutôt parce que un prof en 2e année, et l'interne de Chir' de La Main les a estimées, pour leur vivacité.

Mais quid de V., J. ou F. ? Ou J., ou plein d'autres filles de l'amphi ? Elles sont tout aussi intelligentes. Voire plus. Et pourtant, on ne les entend pas en permanence ramener leur fraise, répondre aux questions, en poser 4 fois plus... Donc non, S., être surexcitée ne signifie pas être plus maligne.

J'ai toujours eu un tempérament calme et posé. Voilà tout. Et ça ne présage en rien de mon intelligence, ou non-intelligence.


Alors, pourquoi je continue à croire que je suis bête. 2e problème : en stage. J'ai l'impression que je suis sous-estimée par mes co-externes. J'ai l'impression de ne pas avoir le niveau, pour une 5e année. J'ai l'impression que les internes ne me félicitent pas, ne me font pas confiance pour la prise en charge des patients.

Je sais que ce sont des impressions erronées. Je sais que je dois m'efforcer de voir les choses autrement. Mais, ce pas, je n'arrive pas à le franchir. C'est simple, j'aimerais être excellente. (Je fais l'effort d'accepter mes erreurs, parce que je sais qu'on en fait tous, que c'est normal et qu'il ne faut pas y penser 40 ans).

J'aimerais être totalement épanouie dans ce que je fais. M'accomplir. Me dire que c'est fait pour moi et que j'en maîtrise toutes les ficelles.


Vraiment, vraiment, je me demande si je n'aurais pas dû plutôt être journaliste.

Quand j'ai dit dire à M. l'autre jour ce que j'aurais fait à la place de médecine, je n'ai pas hésité une seconde. Et je n'ai pas eu à réfléchir un instant pour savoir pourquoi : parce que je veux voyager, découvrir le monde et les gens, et écrire. C'est ce que je veux faire de ma vie et c'est ce pour quoi je suis faite. C'est ce qui me fait vibrer. J'y pensais déjà en 4e, et plus je me découvre, plus je sais que ça me correspond.

J'ai commencé à voyager, c'est formidable et je ne peux plus m'en passer.

J'ai commencé à découvrir les gens par le biais de la médecine et je trouve ça fascinant.

J'ai commencé à découvrir le monde en lisant, écoutant la radio, parlant avec les gens, et c'est extraordinaire.

Et écrire. Ça je l'ai toujours fait, je ne l'ai jamais demandé. J'en ai moins le temps maintenant, mais c'est inscrit dans mes gènes, pour une raison obscure.


J'écris un peu trop sur moi, à mon goût.

Mais, c'est la seule chose que je connaisse à peu près et je suis assez encline à l'introspection.


Mais pour moi, écrire, c'est avant tout pour être lue, et j'aimerais tout autant parler d'autres choses, qui puissent intéresser les gens.

Ceci dit, j'imagine que les gens aimeraient lire des choses qui les concernent, où ils peuvent se reconnaître. Et certainement, il y en a qui se reconnaîtront dans mes déblatérassions de jeune femme mal dans sa peau, en train de se construire et de se débattre dans ce petit monde pas toujours accueillant.


Au fait, 23 ans, j'en suis très très fière. Tous mes amis se plaignent des années qui passent, mais moi au contraire, plus j'avance, plus j'espère aller vers la maturité. L'âge adulte est merveilleux, beaucoup plus complet que l'âge enfant et plus sage que l'âge adolescent.

C'est beau de se construire, c'est beau de savoir ce que l'on est, d'où l'on vient, où l'on va. De savoir que l'on a des spécificités et qu'il y a d'autres traits de caractère qu'on ne possède pas. Qu'ainsi on forme une espère de pièce de Lego, unique, qui s'emboîte avec toutes les autres pour composer le monde. Autant avec nos qualités qu'avec nos défauts, autant avec ce que l'on possède qu'avec ce qui nous manque, on est un peu nécessaire à faire ce que le monde est.

dimanche 16 mai 2010

De la nécessité de vivre

Il faut vivre, dès cette seconde.
Ne pas penser au passé, oublier le futur, juste toucher cette seconde. La vivre. Sa saveur.
Voir le monde, chaque chose, sans voile, sans interpréter. Juste avec ses yeux, sans jugement, ni de bien, ni de mal. A cultiver, chaque jour...

Il ne faut pas attendre pour vivre. Surtout quand on est étudiant : "travaille, après tu pourras profiter, faire ce que tu veux". D'une part, c'est le plus gros mensonge de l'humanité, il y aura toujours quelque chose qui repoussera l'échéance. D'autre part, ça n'a rien de contradictoire, on peut étudier et vivre.
Je vois mes amis, je sors, je profite de la montagne, je ne fais rien aussi, je pense, je lis, j'écris, je joue du piano... La longue énumération de tout ce qui peut remplir une vie (et parait bien vide de sens ?), qui ne s'émiettera sous aucun prétexte pour apprendre des choses et rêver d'être 1ère de promo.

Tant de choses, on apprend tous les jours... De la différence entre un mode de vie et des valeurs. On peut avoir les mêmes valeurs, et des styles de vie différents. Le fond et la forme. On s'y trompe facilement. Encore une fois, essayer de voir ce qu'il y a derrière les apparences, oublier les préjugés, faciles, donnés. Une question de jugement, de discernement ?

D. a vu au travers de moi, je ne l'ai pas vu venir. Semblerait il que je recherche la fusion, l'osmose, avec les garçons oui, mais pas que. Dans toutes mes interactions sociales, en fait. Oui, si je ne me sens pas en harmonie complète, sur la même longueur d'onde, c'est mou, creux, presque glauque. Un juste milieu ? Pour quoi faire ?
Évidemment qu'il ne court pas les rues, le garçon-double. En attendant, peut-être que je pourrais réfléchir à ne pas m'oublier, ne pas tout attendre de l'autre. Voilà.

lundi 1 mars 2010

Je m'embête

Je m'embête. Oui, la médecine, c'est super, mais là, maintenant, au jour le jour : je m'ennuie !

En P1, on se dit "tiens le coup, en P2 ce sera mieux".
En P2, "courage, dans 2 ans tu vas voir des patients".
En D2, c'est "plus que 2 ans et tu vas enfin servir à quelque chose".
En... Y'a t-il un moment où on va se sentir utile ? Se lever pour faire un métier passionnant ?

Je me sens enfermée dans ce train train quotidien, on a plus le temps de réfléchir, tout s'enchaîne. Stage le matin, puis cours, puis boulot ou garde, et rebelote le lendemain. Pas le temps de prendre du recul, dès qu'on a quelques minutes, un petit item à réviser se profile.

J'ai envie de prendre le large, l'appel du voyage se fait déjà sentir. Si j'y pense, je dois réaliser que je ne pourrais pas m'évader avant... 2 ans et demi.
2 ans et demi !!! C'est presque une vie !

Dur de faire la part des choses entre les envies de libertés (et de vacances peut-être...) et le besoin profond, presque la vocation de bouger, partir, découvrir, parler de nouvelles langues, rencontrer d'autres peuples. "Ça n'est pas un métier ça".
Est-on conditionnés pour apprendre un métier, puis l'exercer sagement ? Le "socialement raisonnable" ?
Ceux qui larguent les amarres et partent à l'aventure sont ils asociaux ? Sont ils marginaux ?
Ou au contraire, sont ils les seuls à avoir résisté à la pression sociale...
A long terme, je ne sais pas où ça me mènerait. Partir, c'est formidable, mais combien de temps ?
Faut il compter sur un hasard, une rencontre inattendue où l'on trouve un rôle, un but, quelque part sur la planète ? Et l'on décide d'y rester un bout de temps ? Mon expérience du voyage m'a fait découvrir pour l'instant que les différences entre les cultures rendaient difficiles l'intégration sociale et à fortiori professionnelle. Et puis honnêtement, je ne vois pas comment je pourrais m'épanouir dans les pays que j'ai visité, ce qui me manquerait le plus, ce serait de faire travailler mes neurones... Non, je ne sais pas grand chose du haut de mes 22 ans, mais au moins, je ne suis pas faite pour élever des poules au fin fond du Guatemala.
Par contre... passer un mois à parcourir les steppes mongoliennes en compagnie des nomades, je dis oui. Ça s'appelle du TOURISME, ma grande.

Bien bien. Ceci étant posé, ce que j'ai envie de faire, c'est voyager. Un point c'est tout. Et je devrais commencer par profiter de chaque occasion que j'ai pour le faire...
D'ailleurs, il me semble que les études de médecine s'y prêtent bien... Spécialement, entre la 4e et la 5e année...

dimanche 31 janvier 2010

Heima

Casa, maison, foyer... Quelque chose qui est sensé nous parler au (du ?) fond du coeur, nous réchauffer de l'intérieur, savoir d'instinct que c'est chez nous, un endroit qui nous ressemble, qui nous a modelés, et qu'on ne pourra jamais remplacer.

Un peu, et rien de tout ça.
Je me reconnais dans tout et n'importe quoi, dans ce en quoi j'ai envie de me reconnaître. Comme un livre par exemple. "Moi D'Abord", de Katherine Pancol. En fonction de nos interrogations, on voit des bouts de réponses si l'on ouvre un oeil.
J'imagine qu'on voit la solution, si on ouvre l'esprit.

Cet satanée idée d'année sabbatique qui ne me laisse pas en paix. Oui, non ?
Où ça ? Londres, Etats Unis pour un stage de recherche comportementale, Australie pour partager le rêve de L. puis partir en "Work Travel", Amérique Latine pour la culture tout autant que la langue... ?
Tout me pousse à partir, depuis la certitude d'être faite pour ça (touchée par le virus du voyage plutôt), jusqu'à celle que je vais le regretter plus tard si je ne pars pas. En passant par le fait que je ne me reconnais pas dans mon rôle d'étudiante en médecine assidue.
Un seul sésame me fait défaut. Un seul avis (ou plutôt deux), une carte libre, un mot de confiance, me libérerait. Un cordon ombilical à couper.

Attention, attention : tout ne dépend pas d'eux, à la réflexion. Pour Cuba, prochaine destination, ils ne me soutiennent pas. Pourtant, ça ne me décourage pas le moins du monde... Alors, que me manque t-il concernant cette année sabbatique ???

Est ce qu'on est malheureux parce que l'on ne fait pas ce pour quoi on est fait ?
Ou parce qu'on ne sait pas être heureux ?

Selon mon "rishikesh's guide", si l'on ne parvient pas à s'épanouir là on l'on est, on n'y arrivera nulle part.
Selon Madame Pancol, l'épanouissement ne peux s'inventer. Il viendra le jour où l'on sera à notre place.
Les 2 ne se contredisent peut-être pas, si j'ai parvenue à être heureuse comme jamais à Madrid, ça n'est pas seulement à cause de la distance. Ma vie là bas n'avait rien à voir.
Et aussi (surtout ?), il faut dire que j'étais comme en vacances.

Quoiqu'il en soit, il faut faire la part des choses, oui il faut travailler, à un moment, mais non, il ne faut pas perdre son âme d'enfant. Continuer de rêver, et vivre ses rêves...

Impossible is nothing.

mardi 5 janvier 2010

La Sorbonne


Réunion de la team Pérou hier soir, à Osaka, le seul restaurant japonais que je connais à Grenoble et par conséquent, le meilleur.

E. part dans une semaine au Congo, pour des recherches pour le compte de l'ONU, après un séjour mémorable au Burkina Faso, des études passionnantes à Marseille... Puis, des envies d'étudier à la Sorbonne, de découvrir la vie parisienne, ne fut-ce qu'un temps. Erwan est toujours enthousiaste, toujours ravi de ce qu'il a fait et de ce qu'il va faire.

L. prévoit un an d'Erasmus à Londres. Ca se passe de commentaire. Puis des envies d'université parisienne aussi...

Et bien sûr A. est dans le même esprit, traversée par des envie d'arrêter la médecine, sans sacrifier 4 ans de travail, ce qui signifie un peu de patience puis des revirements possibles vers la solidarité internationale... Le tout dirigé vers la capitale, encore.

Il doit y avoir quelque chose à explorer du côté de Paris, donc. Dans un pays comme la France, qui reste assez centralisé. Je suis partante.
Peut-on être bouffé par l'ambition ? Vouloir en faire beaucoup, trop ? Vouloir tout faire, ne pas accepter de laisser certains domaines aux autres ? Ne pas pouvoir être intéressé par un sujet sans vouloir en devenir un spécialiste hors pair, référence en la matière ? J'ai envie d'appeler ça de la dispersion. Qui devient toxique si elle est source de frustration.
Enfin, il n'y aurait pas de frustration si l'on était comblé par "notre" discipline. Sans tomber dans l'extrême inverse de la mono-manie !
...et voilà, encore une histoire de juste-milieu !

A. nous a parlé de son périple en Syrie, Jordanie, Liban, Turquie. Peu de touristes, une population d'une générosité extraordinaire, tolérants, aux antipodes de ce que l'on entend à la télévision. Des nuits à échanger, sans langue commune ! J'ai voyagé, il suffisait d'écouter.

(Joseph Kessel, qui vient de faire son apparition dans "Le Club Des Incorrigibles Optimistes")