
Réunion de la team Pérou hier soir, à Osaka, le seul restaurant japonais que je connais à Grenoble et par conséquent, le meilleur.
E. part dans une semaine au Congo, pour des recherches pour le compte de l'ONU, après un séjour mémorable au Burkina Faso, des études passionnantes à Marseille... Puis, des envies d'étudier à la Sorbonne, de découvrir la vie parisienne, ne fut-ce qu'un temps. Erwan est toujours enthousiaste, toujours ravi de ce qu'il a fait et de ce qu'il va faire.
L. prévoit un an d'Erasmus à Londres. Ca se passe de commentaire. Puis des envies d'université parisienne aussi...
Et bien sûr A. est dans le même esprit, traversée par des envie d'arrêter la médecine, sans sacrifier 4 ans de travail, ce qui signifie un peu de patience puis des revirements possibles vers la solidarité internationale... Le tout dirigé vers la capitale, encore.
Il doit y avoir quelque chose à explorer du côté de Paris, donc. Dans un pays comme la France, qui reste assez centralisé. Je suis partante.
Peut-on être bouffé par l'ambition ? Vouloir en faire beaucoup, trop ? Vouloir tout faire, ne pas accepter de laisser certains domaines aux autres ? Ne pas pouvoir être intéressé par un sujet sans vouloir en devenir un spécialiste hors pair, référence en la matière ? J'ai envie d'appeler ça de la dispersion. Qui devient toxique si elle est source de frustration.
Enfin, il n'y aurait pas de frustration si l'on était comblé par "notre" discipline. Sans tomber dans l'extrême inverse de la mono-manie !
...et voilà, encore une histoire de juste-milieu !
A. nous a parlé de son périple en Syrie, Jordanie, Liban, Turquie. Peu de touristes, une population d'une générosité extraordinaire, tolérants, aux antipodes de ce que l'on entend à la télévision. Des nuits à échanger, sans langue commune ! J'ai voyagé, il suffisait d'écouter.
(Joseph Kessel, qui vient de faire son apparition dans "Le Club Des Incorrigibles Optimistes")
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