dimanche 31 janvier 2010

Heima

Casa, maison, foyer... Quelque chose qui est sensé nous parler au (du ?) fond du coeur, nous réchauffer de l'intérieur, savoir d'instinct que c'est chez nous, un endroit qui nous ressemble, qui nous a modelés, et qu'on ne pourra jamais remplacer.

Un peu, et rien de tout ça.
Je me reconnais dans tout et n'importe quoi, dans ce en quoi j'ai envie de me reconnaître. Comme un livre par exemple. "Moi D'Abord", de Katherine Pancol. En fonction de nos interrogations, on voit des bouts de réponses si l'on ouvre un oeil.
J'imagine qu'on voit la solution, si on ouvre l'esprit.

Cet satanée idée d'année sabbatique qui ne me laisse pas en paix. Oui, non ?
Où ça ? Londres, Etats Unis pour un stage de recherche comportementale, Australie pour partager le rêve de L. puis partir en "Work Travel", Amérique Latine pour la culture tout autant que la langue... ?
Tout me pousse à partir, depuis la certitude d'être faite pour ça (touchée par le virus du voyage plutôt), jusqu'à celle que je vais le regretter plus tard si je ne pars pas. En passant par le fait que je ne me reconnais pas dans mon rôle d'étudiante en médecine assidue.
Un seul sésame me fait défaut. Un seul avis (ou plutôt deux), une carte libre, un mot de confiance, me libérerait. Un cordon ombilical à couper.

Attention, attention : tout ne dépend pas d'eux, à la réflexion. Pour Cuba, prochaine destination, ils ne me soutiennent pas. Pourtant, ça ne me décourage pas le moins du monde... Alors, que me manque t-il concernant cette année sabbatique ???

Est ce qu'on est malheureux parce que l'on ne fait pas ce pour quoi on est fait ?
Ou parce qu'on ne sait pas être heureux ?

Selon mon "rishikesh's guide", si l'on ne parvient pas à s'épanouir là on l'on est, on n'y arrivera nulle part.
Selon Madame Pancol, l'épanouissement ne peux s'inventer. Il viendra le jour où l'on sera à notre place.
Les 2 ne se contredisent peut-être pas, si j'ai parvenue à être heureuse comme jamais à Madrid, ça n'est pas seulement à cause de la distance. Ma vie là bas n'avait rien à voir.
Et aussi (surtout ?), il faut dire que j'étais comme en vacances.

Quoiqu'il en soit, il faut faire la part des choses, oui il faut travailler, à un moment, mais non, il ne faut pas perdre son âme d'enfant. Continuer de rêver, et vivre ses rêves...

Impossible is nothing.

mardi 5 janvier 2010

La Sorbonne


Réunion de la team Pérou hier soir, à Osaka, le seul restaurant japonais que je connais à Grenoble et par conséquent, le meilleur.

E. part dans une semaine au Congo, pour des recherches pour le compte de l'ONU, après un séjour mémorable au Burkina Faso, des études passionnantes à Marseille... Puis, des envies d'étudier à la Sorbonne, de découvrir la vie parisienne, ne fut-ce qu'un temps. Erwan est toujours enthousiaste, toujours ravi de ce qu'il a fait et de ce qu'il va faire.

L. prévoit un an d'Erasmus à Londres. Ca se passe de commentaire. Puis des envies d'université parisienne aussi...

Et bien sûr A. est dans le même esprit, traversée par des envie d'arrêter la médecine, sans sacrifier 4 ans de travail, ce qui signifie un peu de patience puis des revirements possibles vers la solidarité internationale... Le tout dirigé vers la capitale, encore.

Il doit y avoir quelque chose à explorer du côté de Paris, donc. Dans un pays comme la France, qui reste assez centralisé. Je suis partante.
Peut-on être bouffé par l'ambition ? Vouloir en faire beaucoup, trop ? Vouloir tout faire, ne pas accepter de laisser certains domaines aux autres ? Ne pas pouvoir être intéressé par un sujet sans vouloir en devenir un spécialiste hors pair, référence en la matière ? J'ai envie d'appeler ça de la dispersion. Qui devient toxique si elle est source de frustration.
Enfin, il n'y aurait pas de frustration si l'on était comblé par "notre" discipline. Sans tomber dans l'extrême inverse de la mono-manie !
...et voilà, encore une histoire de juste-milieu !

A. nous a parlé de son périple en Syrie, Jordanie, Liban, Turquie. Peu de touristes, une population d'une générosité extraordinaire, tolérants, aux antipodes de ce que l'on entend à la télévision. Des nuits à échanger, sans langue commune ! J'ai voyagé, il suffisait d'écouter.

(Joseph Kessel, qui vient de faire son apparition dans "Le Club Des Incorrigibles Optimistes")