Il faut vivre, dès cette seconde.
Ne pas penser au passé, oublier le futur, juste toucher cette seconde. La vivre. Sa saveur.
Voir le monde, chaque chose, sans voile, sans interpréter. Juste avec ses yeux, sans jugement, ni de bien, ni de mal. A cultiver, chaque jour...
Il ne faut pas attendre pour vivre. Surtout quand on est étudiant : "travaille, après tu pourras profiter, faire ce que tu veux". D'une part, c'est le plus gros mensonge de l'humanité, il y aura toujours quelque chose qui repoussera l'échéance. D'autre part, ça n'a rien de contradictoire, on peut étudier et vivre.
Je vois mes amis, je sors, je profite de la montagne, je ne fais rien aussi, je pense, je lis, j'écris, je joue du piano... La longue énumération de tout ce qui peut remplir une vie (et parait bien vide de sens ?), qui ne s'émiettera sous aucun prétexte pour apprendre des choses et rêver d'être 1ère de promo.
Tant de choses, on apprend tous les jours... De la différence entre un mode de vie et des valeurs. On peut avoir les mêmes valeurs, et des styles de vie différents. Le fond et la forme. On s'y trompe facilement. Encore une fois, essayer de voir ce qu'il y a derrière les apparences, oublier les préjugés, faciles, donnés. Une question de jugement, de discernement ?
D. a vu au travers de moi, je ne l'ai pas vu venir. Semblerait il que je recherche la fusion, l'osmose, avec les garçons oui, mais pas que. Dans toutes mes interactions sociales, en fait. Oui, si je ne me sens pas en harmonie complète, sur la même longueur d'onde, c'est mou, creux, presque glauque. Un juste milieu ? Pour quoi faire ?
Évidemment qu'il ne court pas les rues, le garçon-double. En attendant, peut-être que je pourrais réfléchir à ne pas m'oublier, ne pas tout attendre de l'autre. Voilà.
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